Football : où sont les femmes?

En France, être entraîneure d’une équipe professionnelle n’est pas simple. Alors que le nombre de licenciés explose, les femmes sont encore très souvent
mises à l’écart des postes à responsabilité. Cet été, au Brésil, les trois ans de mandat de Philippe Bergeroo à la tête de l’équipe de France féminine de football ont brutalement pris fin sur une élimination en quart de finale des Jeux olympiques (JO). Trois ans plus tôt, il avait succédé à Bruno Bini. Ce dernier voyait alors s’achever sa mission à la tête de la sélection à la suite d’une autre élimination, en quart de finale de l’Euro, malgré six bonnes années marquées par deux quatrièmes places au Mondial 2011 et aux JO 2012.
Après neuf ans de règne masculin à la tête des Bleues, le poste semblait enfin promis à une femme. Le président de la Fédération française de football (FFF), Noël Le Graët, sollicitait d’abord l’ancienne internationale Corinne Diacre, la seule femme à entraîner des professionnels, à Clermont, en Ligue 2.
Mais, devant son refus, le Breton nommait pour deux ans, en septembre, Olivier Echouafni. Une annonce qui a surpris, puisque l’ancien milieu de terrain de l’ OGC Nice et de l’Olympique de Marseille n’avait qu’une expérience plutôt ténue : deux ans sur les modestes bancs d’Amiens (National) et du FC Sochaux-Montbéliard (Ligue 2). Elisabeth Loisel reste donc la seule sélectionneuse tricolore de l’histoire (1997-2007).
Les femmes sont de fait quasiment ­absentes des bancs de touche français du haut ­niveau. Alors que le nombre de licenciées est passé de 50 000 à plus de 100 000 en quelques années, on ne peut que regretter et s’interroger sur cette éclatante sous-représentation. En plus du cas « hors du commun » de Corinne Diacre, on compte une seule technicienne en D1 féminine, l’ex-internationale Sarah M’Barek.

Dès lors, pas étonnant de retrouver une domination des hommes aux postes d’encadrement, où les décisions sont prises, où l’on impose son autorité. A titre d’exemple, moins de 20 % des 1 613 postes de cadres techniques auprès de toutes les fédérations sportives françaises sont occupés par des femmes. Lors de la saison 2011-2012, sur les 136 clubs de haut niveau des cinq grands sports collectifs, moins de 5 % des entraîneurs étaient des femmes.
Le football français ne fait pas exception. Seule Elisabeth Loisel travaille à la direction technique nationale auprès de la FFF. L’ancienne sélectionneuse des Bleues, qui a été sacrée championne du monde militaire en juin 2016, s’occupe notamment de la formation des entraîneurs.
La secrétaire générale de la FFF, l’ancienne internationale Brigitte Henriques, ne se voile pas la face. « Le ­réservoir d’entraîneures n’est pas constitué. Si ­demain je veux choisir entre un homme et une femme, c’est difficile. Mais c’est pareil dans tous les pays, même ceux qui servent d’exemple. En Allemagne, vingt-et-une femmes ont le diplôme pour les pros. En Suède, elles sont sept, et quatre en Angleterre », ­remarque celle qui est chargée de mettre en place le plan de féminisation de la fédération.

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